2 août 2021

Atelier de célébration de la dixième année de l’IDAK à Kolwezi

Du 08 au 09 avril 2021, s’est tenu, à la salle de conférence de l’hôtel Kampi Ya Boma à Kolwezi, la 37ème session plénière de l’IDAK consacrée à la célébration du dixième anniversaire de l’existence de cette plateforme de dialogue tripartite secteur privé (les sociétés minières), Gouvernement et Société civile.

La session s’est ouvert par une série des témoignages des délégués des différentes parties prenantes et des partenaires techniques et financiers sur le parcours de dix ans effectué par l’IDAK.

Après cette séquence de témoignages, le Ministre Provincial en charge de l’intérieur de la Province de Lualaba, le Président de l’IDAK et le représentant de la coopération allemande, GIZ ont, tour à tour, prononcé trois allocutions.

Pour sa part, le Président de l’IDAK, Monsieur Freddy KITOKO a tenu à remercier les différentes parties prenantes pour leur disponibilité et engagement qui ont permis à maintenir ce cadre de dialogue durant ces dix années successives. Il a remercié particulièrement les entreprises TFM, MMG, SOMIKA puis IVANHOE, qui ont été présentes depuis le début de l’IDAK et ont su entrainer les autres à prendre part aux activités de la plateforme. Il s’est saisi de l’occasion pour remercier l’Autorité Provinciale de Lualaba pour son accompagnement, son appui et surtout le sens de l’écoute dont a bénéficié l’IDAK dans cette Province.

Pour le représentant de la GIZ, Madame Annette Djuma, la dixième année de l’IDAK doit être à la fois festive et réflexive en vue de capitaliser les avancées enregistrées et penser à l’avenir. Elle a clos son propos en appréciant la participation active des différentes parties prenantes à l’amélioration de la gouvernance des ressources minières dans la région du Grand Katanga.

Enfin, le Ministre Provincial de l’intérieur a, par ses propos, relevé que la vision de l’IDAK rencontre étroitement celle de l’Autorité Provinciale de la Province de Lualaba du point de vue du dialogue comme mode de gestion par excellence.

Poursuivant son propos, le Ministre a indiqué que ce cadre de dialogue a évité certains dérapages du Pouvoir public sur la gestion des ressources minières et a émis le vœu que ce dixième anniversaire soit également un moment de réconciliation pour tous.

Projet du film documentaire des 10 ans de l’IDAK

Après la séquence d’ouverture, un documentaire retraçant le parcours, les défis, les témoignages et les temps forts de l’IDAK a été diffusé. Cette projection du documentaire a été suivie par la cérémonie du gâteau d’anniversaire, ainsi qu’une série d’activités récréatives.

Plaidoyer sur la sortie des enfants dans les mines

A la soirée de la première journée, le comité de pilotage de l’IDAK a présenté son plan stratégique de sortie des enfants dans les mines pour la Province du Lualaba ; un plan chiffré à 29 millions des dollars américains pour les dix prochaines années. C’était également l’occasion pour la GBA de présenter sa structure ainsi que son projet porté par l’UNICEF.

Les travaux du 09 avril : jour 2

Présentation des avancées enregistrées avec l’IDAKI

La deuxième journée de la célébration du dixième anniversaire de l’IDAK s’est ouverte par la présentation des avancées enregistrées dans la région du Kivu depuis la mise en place du cadre de dialogue dans cette partie du pays. Toutefois, le tableau peint par le Président de l’IDAKI renseigne une activité minière dominée par la présence des personnes inéligibles, les exploitants illicites et les transactions dissimulées des ressources naturelles.

Les perspectives de l’IDAK

La suite des travaux de la deuxième journée était consacrée aux groupes de travail autour des points ci- après :

  • La nature juridique pour l’IDAK dans les dix prochaines années ;
  • Le mandat de l’IDAK au cours de dix prochaines années ;
  • La territorialité de l’IDAK. Faut-il un cadre de dialogue national, interprovincial où que l’IDAK accompagne les autres provinces dans la mise en place de leurs cadres de dialogue ;
  • La fréquence des plénières ;
  • Le financement de l’IDAK après le retrait de la GIZ.

De la nature juridique de l’IDAK

La majorité des participants du groupe de travail qui a traité cette question, on proposait que l’IDAK demeure une plateforme de dialogue sans personnalité juridique y égard à sa nature hybride et des composantes qui la constitue. Par contre, les participants ont approuvé l’idée de doter l’IDAK d’un secrétariat exécutif capable d’accompagner le comité de pilotage dans son rôle.

Rappelons que malgré ce débat, l’IDAK est à ce jour doté d’une personnalité juridique lui conférant le statut d’un groupement d’intérêt économique à caractère public.

Toutefois, l’assistance estime que ce statut ne corrobore pas avec la mission de la structure et tend à dénaturer son sens d’une plateforme de dialogue tripartite. D’où la recommandation de constituer une sous-commission qui traite de cette question pour trouver le meilleur statut que devrait avoir cette plateforme sans altérer sa nature ni sa mission.

Du mandat de l’IDAK

S’agissant du mandat, l’assistance était partagée entre un cadre de dialogue et une structure qui peut concevoir et implémenter les projets de développement communautaire.

Certains participants ont estimé nécessaire de renforcer le mandat actuel, celui de la promotion des investissements durables dans les zones extractives par le monitoring des actions menées au profit des communautés locales par les sociétés minières et les Provinces.

De la territorialité de la plateforme

Une majorité des participants a estimé qu’il avait nécessité de consolider la structure actuelle de l’IDAK et lui permettre d’accompagner d’autres provinces à la mise en place des cadres de dialogue qui répondent aux contextes spécifiques de chaque province.

D’aucuns ont émis des réserves quant à la territorialité d’une structure dont la nature juridique pose encore problème et ont estimé qu’il serait plus prudent de vider d’abord le débat sur la nature juridique avant de penser à d’autres aspects.

Notons qu’à ce jour le comité de pilotage de l’IDAK a procédé à la mise en place de quelques comités provinciaux de dialogue. Mais ces comités dépendent encore du comité de pilotage de l’IDAK.

De la fréquence des plénières

La proposition d’avoir tout au plus deux plénières par an a été avancée par plusieurs participants.

Du Financement de l’IDAK

Les participants ont opté pour l’autonomisation de la plateforme, son financement devant provenir en premier lieu de ses composantes. Un budget de 3 ans devra accompagner le plaidoyer pour financement. Du Gouvernement, la demande d’inscription dans la ligne budgétaire des gouvernements provinciaux, et des entreprises, de la société civile ainsi que de toute personne de bonne volonté, un appel à contribution pour permettre à cette plateforme de continuer à exister sans les PTF.

Pour clôturer ces travaux, un cocktail a été offert à tous les participants et un dîner à quelques invités pour marquer les festivités de ces 10 années de travail.

Conclusion

Les discussions menées au cours de ces 2 jours des travaux ont traduit le vœu de tous les participants de voir les acquis de ces 10 dernières années pérennisés, et de continuer les autres chantiers car il reste encore beaucoup à faire.

Ingrid – Nathan Kimenga et Nanou Nsuku